Secrets de famille

Secrets-de-famille1 Quelle famille n’est pas concernée par les secrets de famille ? Le pourcentage doit être très faible…  Les albums de « Tintin » le témoignent ! C’est à l’œuvre de Nicolas Abraham et Maria Torok que l’on doit la première impulsion aux recherches actuelles sur le secret, dès les années 1960.

Le secret est fondateur à la fois de la vie psychique personnelle et du lien avec les autres. C’est pourquoi les secrets ne sont en soi ni bons ni mauvais. Le secret peut garder le « bien » comme le « mauvais ». Le secret cesse d’être un fait normal et devient un fait pathologique lorsque nous cessons d’être son « gardien » pour devenir son « prisonnier ».
Nous ne sommes malheureusement pas toujours conscients d’un secret « qui nous travaille ». Nous pouvons en être affectés de façon consciente, par exemple sous la forme d’un mal de crâne ou de moments dépressifs. Mais nous pouvons aussi avoir un mal de dos ou se sentir déprimé en liaison avec un secret sans le savoir.

Combien de parents dont l’enfant « ne va pas bien » seraient des plus surpris d’apprendre que son comportement  peut être lié à un secret. Evènement caché pour « protéger » la famille et la génération suivante ou par culpabilité, par honte ou dissimulation d’une mauvaise action et bien d’autres raisons encore…

En tout état de fait, un enfant qui pressent qu’un parent lui cache quelque chose pense en effet toujours que ce parent a un secret honteux. La honte entoure donc toujours le secret à la seconde génération.

Le porteur initial du secret est la première génération. Celui qui garde un secret douloureux est toujours partagé en deux : d’un côté, il aimerait pouvoir le révéler pour s’en libérer ; d’un autre côté, il ne peut s’y résoudre de crainte de porter atteinte aux autres partenaires du secret. Il va générer en lui une tension intérieure qui va se répercuter sur sa relation avec ses enfants et ceux-ci en subiront d’importantes conséquences dans leur fonctionnement psychique.

L’enfant du porteur du secret est la seconde génération. Les évènements à l’origine du secret deviennent « innommables » car il n’en a aucune représentation verbale. C’est dans cette seconde génération que peuvent apparaître des troubles psychiques de l’apprentissage.

La troisième génération du secret provoquera pour l’enfant concerné une sensation de l’évènement qui devient « impensable ». Il va ressentir en lui des sensations, des émotions, des images qui lui semblent « bizarres ». Les conséquences du secret à cette génération peuvent être beaucoup plus graves qu’à la génération précédente se répercutant sur le caractère en général apparemment dénué de tout sens.

Les générations suivantes peuvent être également touchées par les conséquences précédentes et  même générer de nouveaux secrets…

La déprogrammation des mémoires cellulaires est une réponse à cette question et bien plus qu’une recherche psycho-généalogique, permet de savoir qui a généré cette mémoire, quel est ce secret et les moyens de s’en libérer !

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